Sortir de la crise du logement social par le haut

Depuis de nombreuses années, la municipalité n’a pas respecté les obligations fixées par la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU), qui impose aux communes d’Île-de-France de plus de 1 500 habitants de disposer de 25 % de logements sociaux.
À Villebon-sur-Yvette, ce taux plafonne aujourd’hui autour de 18 %.

Une situation lourde de conséquences

Cette insuffisance n’est pas sans effet. L’État a déclaré la commune en situation de carence.
Concrètement :

  • une pénalité financière importante est versée chaque année par la commune (350 000 € en 2025) ;
  • la commune est placée sous tutelle de la préfecture ;
  • le préfet peut exercer un droit de préemption sur les ventes immobilières ;
  • des programmes de logements sociaux peuvent être imposés à la commune.

Autrement dit, Villebon-sur-yvette a perdu une part essentielle de la maîtrise de son urbanisation. Ce n’est bon ni pour la démocratie locale, ni pour la cohérence de notre développement urbain.

Sortir de la carence, mais intelligemment

Notre objectif est clair : sortir de cette situation.

Mais pas à n’importe quel prix, ni de manière précipitée.

Nous refusons une approche purement quantitative consistant à construire massivement, sans réflexion sur l’équilibre urbain. L’histoire des grands ensembles des années 70 nous rappelle qu’une politique du chiffre peut produire des difficultés durables.

Une autre méthode : la mixité et la répartition

Notre approche repose sur plusieurs principes :

  • Répartir les logements sociaux sur l’ensemble du territoire communal,
    pour éviter toute concentration excessive.
  • Privilégier des opérations de taille modeste, mieux intégrées dans le tissu urbain existant.
  • Diversifier l’offre, pour répondre aux besoins réels : logements étudiants, résidences intergénérationnelles, logements pour jeunes travailleurs, logements adaptés aux familles.

Mobiliser tous les leviers

Nous encouragerons également les propriétaires privés à utiliser les dispositifs incitatifs existants pour proposer des logements à loyers maîtrisés.
La solidarité ne repose pas uniquement sur la construction publique : elle peut aussi passer par l’engagement des acteurs privés.

Une politique fondée sur les besoins réels

Dès notre prise de fonction, nous lancerons une étude approfondie des besoins actuels et futurs en matière de logement :

  • évolution démographique,
  • besoins des jeunes,
  • maintien des seniors dans la commune,
  • attractivité pour les familles,
  • équilibre entre emploi et habitat.

Construire mieux commence par comprendre précisément les besoins.