Garantir l’accès aux soins pour toutes et tous

La situation du système de santé est aujourd’hui très inquiétante en France. Peu de personnes le savent, mais plusieurs départements d’Île-de-France figurent parmi les plus mal dotés en médecins du pays.

C’est notamment le cas de l’Essonne, et plus encore de Villebon-sur-Yvette, qui compte parmi les villes de plus de 10 000 habitants ayant le plus faible nombre de médecins généralistes par habitant. La situation de nos communes voisines, comme Palaiseau ou Orsay, est à peine meilleure.

Aujourd’hui, de nombreuses Villebonnaises et Villebonnais n’ont pas de médecin traitant, ou ont conservé un·e médecin traitant situé loin de leur domicile. Le délai d’attente pour trouver un·e médecin traitant peut atteindre souvent près de trois ans.

La création d’un cabinet collectif à La Roche par la municipalité constitue une initiative positive, mais elle est très loin de suffire.

Dans un contexte de pénurie de médecins, l’enjeu principal est l’attractivité du territoire : il s’agit d’encourager les médecins qui souhaitent s’installer à choisir Villebon-sur-Yvette, et même d’inciter de jeunes diplômé·es à franchir le pas de l’installation en cabinet plutôt que de se tourner vers d’autres formes d’exercice.

Créer une véritable Maison de santé

Notre réponse est la création d’une véritable Maison de santé.

Contrairement au cabinet collectif de La Roche, qui propose essentiellement un lieu d’exercice, notre Maison de santé sera pensée pour attirer de nouvelles et nouveaux médecins et professionnel·les de santé et leur offrir des conditions de travail attractives.

Elle reposera notamment sur plusieurs leviers :

  • Proposer des conditions économiques attrayantes, afin de faciliter l’installation de nouvelles et nouveaux professionnels.
  • Soulager les professionnels des tâches administratives, logistiques et informatiques, pour leur permettre de consacrer la plus grande partie de leur temps au face-à-face avec leurs patientes et patients.
  • Favoriser une offre de soins coordonnée entre les différentes et différents professionnels de santé, afin d’améliorer la prise en charge globale des patient·es.
  • Associer les professionnels de santé à la politique sanitaire et de solidarité de la Ville.

La taille recommandée pour ce type de structure se situe entre 12 et 15 professionnels de santé.

Un tel projet sera mené en partenariat avec l’ARS (Agence Régionale de Santé) et en lien avec les facultés de médecine de la région.